Monday, February 10, 2014

La ballade du berger roumain


Les bergers ont une place particulière dans l'histoire et la culture en Roumanie, de plus leur mode de vie n'a pas beaucoup changé depuis des siècles... du moins jusqu'à maintenant. Les réseaux sociaux en ont transformé au moins un en célébrité. (traduit d'un article du BBC News Magazine du 14 janvier 2014 par Caroline Juler)

 Il y a quelques semaines, par un lundi matin froid et humide, un berger roumain nommé Ghita a quitté sa maison avec ses moutons. Il n'était pas en camion mais à pied, accompagné de plusieurs 'angajati', ou employés, quelques chiens pelés et sept ânes chargés d'équipement. Ghita partait en transhumance automnale vers le nord, en direction des pâturages d'hiver. Cela allait lui prendre six semaines.

Pour un pays dont le mythe fondateur tourne autour des bergers, la Roumanie n'est pas tellement tendre avec ses pasteurs. Un CV de berger doit comporter des USP (ou arguments de vente différenciateurs) déterminants : l'attention aux autres, l'autonomie et le dévouement. Il, parce que c'est pratiquement toujours un homme, même si dans la vie réelle des femmes font le même métier, est synonyme de l'idéal de gentillesse du christianisme, et d'ailleurs de l'islam aussi, mais tout cela, il est un personnage humble, souvent solitaire et parfois déraciné.

Comme les fermiers du monde entier, les maîtres de troupeaux roumains aiment se plaindre. Mais, les choses sont devenues difficiles pour eux depuis 1989. Jusque là garantis, les prix de la laine se sont écroulés. Même s'il existe un marché d'exportation de l'agneau roumain, et même si le fromage de brebis se vend bien, la tendance « slow-food » n'a pas engendré suffisamment de changements pour les bergers qui considèrent plus sain, et moins cher, d'emmener leurs moutons dans des pâturages lointains en hiver plutôt que garder les animaux en intérieur.

Les bergers roumains ont encore une allure archaïque. Ils portent une longue pelisse en peau de mouton, appelée 'cojoc' ou 'sarica'. En mettant la toison à l'extérieur, c'est aussi leur lit, ainsi quand les bergers appellent leur pelisse leur maison, ils ne plaisantent pas. Leur vie n'est pas facile mais si vous partagez un moment leur route, vous apprendrez à connaître leur sens de l'humour un peu grivois.

Dites « berger » à un Roumain et il y a de grandes chances pour qu'il prenne un air narquois et vous demande si vous avez entendu parlé du politicien, philanthrope et propriétaire d'un club de foot controversé qui a été pris en train de passer des transactions de terrain suspectes. Mais les choses sont en train de changer. En août, cette année, une entreprise de téléphonie bien connue a démarré une campagne de publicité mettant en valeur des personnages réels exerçant de vrais métiers. L'un d'entre eux était Ghita.

Habillé de sa 'cojoc' et son chapeau sans rebord (une autre pièce incontournable de l'attirail d'un berger), assis près d'un feu de camp et dansant avec son troupeau, Ghita le berger a fait fureur en Roumanie. Dix jours après que son inscription sur Facebook, son mur avait engrangé plus de 200 000 j'aime. Un mois plus tard, c'était le double.

Auparavant, Ghita devait déplacer ses moutons illégalement, de nuit. En raison des risques liés à la traversée de la campagne roumaine, en urbanisation rapide et très motorisée, c'était le seul moyen. Les accidents et les tirs d'armes à feu lui ont coûté d'innombrables moutons et beaucoup de chiens. Peut-être que cette année grâce à sa célébrité récemment acquise, Ghita aura plus de chance.

Saturday, October 26, 2013

À propos du sommeil


Extrait traduit du numéro du 18 octobre 2013 du magazine Science 18 October 2013: Vol. 342 no. 6156 pp. 373-377

Le sommeil permet le nettoyage métabolique du cerveau adulte

L’existence d’un état de sommeil chez toutes les espèces animales suggère que le sommeil sert une fonction vitale. L’article mentionné rapporte que le sommeil est une fonction essentielle pour assurer l’équilibre métabolique de notre organisme. 

Dans les expériences relatées, effectuées chez des souris, les scientifiques montrent que le sommeil naturel ou l’anesthésie sont associés à une augmentation de 60 % de l’espace entre les cellules, ce qui conduit à une augmentation frappante des échanges par convection du fluide cérébro-spinal (liquide baignant notre cerveau et notre moelle épinière) et le fluide interstitiel. 

Par suite, la convection du fluide interstitiel augmente le taux d’élimination de la peptide β-amyloïde (dont un taux important est un des symptômes de la maladie d’Alzheimer et de l’angiopathie amyloïde) pendant le sommeil. Ainsi, la fonction de récupération du sommeil peut être une conséquence de la meilleure élimination de déchets potentiellement neuro-toxiques accumulés dans le système nerveux central en éveil.

Sortir les poubelles
La fonction du sommeil reste mystérieuse. Grâce à une imagerie de pointe à deux photons in vivo pour comparer deux états d’éveil chez les mêmes souris, les scientifiques qui ont conduit les expériences ont découvert que les déchets métaboliques de l’activité neurologique sont évacués dans un cerveau endormi à un taux plus rapide que dans un état éveillé. Une telle découverte suggère une explication mécanique de la fonction de régénération par le sommeil, en plus de ses effets détaillés sur la consolidation de la mémoire.

Pour aller un peu plus loin, voici des extraits traduits d'un article de James Gallagher sur le site de la BBC sur le sujet :
Le sommeil « nettoie » les toxines du cerveau
Une équipe du Centre médical de l’Université de Rochester est convaincue que ce « ménage » pourrait être une des raisons principales du sommeil.

La chercheuse Maiken Nedergaard explique : « Le cerveau a seulement une énergie limitée à sa disposition et il semble devoir choisir entre deux états fonctionnels différents et incompatibles. On peut envisager cela comme une fête à la maison. On peut soit divertir ses invités, soit ranger sa maison, mais pas vraiment faire les deux à la fois. »
La plomberie
Leurs découvertes ajoutent à celle de l’année dernière sur le réseau d’irrigation propre au cerveau (appelé système glymphatique) qui évacue les déchets hors du cerveau. Les scientifiques qui ont mis en images le cerveau des souris ont montré que le système glymphatique devient 10 fois plus actif quand les souris dorment.

Certaines cellules du cerveau rétrécissent pendant le sommeil, augmentant ainsi l’espace interstitiel entre les cellules cérébrales, ce qui permet à son tour à plus de fluide d’être pompé pour évacuer les toxines.

Le professeur Nedergaard a déclaré à la BBC : « Tout ceci n’est que pure spéculation mais il semble que le cerveau perd beaucoup d’énergie pour pomper de l’eau à travers le cerveau et cela est probablement incompatible avec le traitement de l’information. » Elle a ajouté que la véritable signification de ces découvertes ne serait connue qu’après des études cliniques chez l’humain, mais qu’effectuer des expériences similaires dans une machine IRM serait relativement aisé.

De nombreuses pathologies qui conduisent à une perte des cellules cérébrales, telles que la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, sont caractérisées par une augmentation des protéines endommagées dans le cerveau.

La fondation Alzheimer Research UK a déclaré que davantage de recherches seraient nécessaires pour déterminer si un système endommagé d’évacuation des déchets du cerveau peut entraîner des pathologies comme la démence, mais que de telles découvertes ouvrent une « nouvelle voie potentielle pour la recherche. »


édité de http://www.urmc.rochester.edu/

Friday, October 18, 2013

Bon anniversaire Eugenio von Savoie !





Aujourd'hui 18 octobre 2013 marque la date...
... du retour de mon blog, certes,
... mais surtout du jour du Conseil Local pour Timisoara.

Pourquoi me direz-vous ? Et bien, voilà toute l'Histoire...

Le jour de son 55e anniversaire, le Prince Eugène de Savoie a libéré la ville de Timisoara des Ottomans, installés depuis plus d'un siècle et demi. Il a ainsi ouvert l'ère d'expansion de la ville fortement marquée par la maison Habsbourg.

Il est le déclic qui fait qu'aujourd'hui la ville a un petit air de Vienne qui flotte dans son centre. Et pour en arriver là, il est passé par bien des aventures !

Vous l'aurez sans doute deviné à son nom, le Prince Eugène est né en France, plus précisément à l'Hôtel de Soissons à Paris, le 18 octobre 1663 de parents de la maison Savoyarde. Il grandit à la cour du Roi Soleil (ou à proximité, car le site du château de Condé publie que sa grand-mère, Marie de Bourbon-Soissons, l'y a élevé). Sa mère est Olympia Mancini, la nièce de Mazarin dont Louis XIV fut amoureux. Bref, sombre histoire de famille ou coup du sort, Louis XIV lui refuse de le laisser passer de la prêtrise aux armes. C'est pourquoi il décide de partir en Autriche proposer ses services aux Habsbourg.

Ceux-ci acceptent et ne le regretteront pas une seule seconde. Il se distingue à Vienne (y laissant paraît-il du café et des croissants) et surtout à Zenta (Serbie) contre les Ottomans. Après avoir fait merveille lors de la guerre de Succession d'Espagne, puis au Nord du côté des Pays-Bas, il repart à l'Est.
Sans doute pour fêter son anniversaire, mais surtout pour se préparer pour son objectif de Belgrade, il libère Timisoara, alors forteresse Ottomane autour du 18 octobre 1716 mettant fin à une domination de plus de 160 ans !

Cela vaut bien qu'on lui consacre aujourd'hui un jour de fête dans le cadre de la semaine baroque de la ville. De multiples activités éclectiques sur le thème baroque sont organisées, pour tous les goûts et les âges. D'autant plus que notre Prince consacra une partie de sa fortune à l'architecture baroque et à différents mécénats.

Européen dans l'âme et les armes, notre prince (d'après le site de Condé) aimait se faire appeler « Eugenio von Savoie », utilisant ainsi 3 langues pour son nom.



Sur la carte d'Europe, vous verrez que la Transylvanie est hongroise et trouverez le nom Temesvar pour la ville.

Wednesday, May 16, 2012

Minilib, a new anticancer molecule


CNRS researcher, Laurence Lafanechère, working at Albert-Bonniot Institute in La Tronche has received, along with her team, the Clara canceropole trophee for their new decovery of a new anticancer molecule which targets metastasis.

This molecule is called “Liminib”, and it has a special ability of selectively inhibiting the LIM Kinase enzyme, which is involved in the motility (1) of metastatic cells.

Laurence Lafanechère and her team from the Albert-Bonniot Institute/CNRS discovered this new molecule while developing a cellular test to select, via high rate screening (2), agents on cytoskeleton regulators. Once identified, this molecule proved to be toxic for some cancers, even those which had developed some resistance against treatments used during conventional chemotherapies.

Laurence Lafanechère explains: "Most therapies against cancer focus on primary tumors whereas metastatis is still nowadays causing 90% of casualties. New drugs, acting on resisting cancers and preventing metastatis development, would represent a major therapeutic breakthrough."

"Holding cells still to prevent their division"

How would such drugs act? "Microtubules are intertwined threads that a cell brings together or apart to create highways, so it can transport everything it needs from one place to another or build a mitotic device, enabling proper division of the cell and proper distribution of its chromosomes during its division."

"When microtubules are stabilized, the cell is "frozen" and cell division prevented. These drugs, which stabilize microtubules while preventing cell division, have anticancer property. For instance, Taxol® or Navelbine®. The only problem is: cells then get extremely resistant..."

"The screening platform, which I put in place at CEA, before joining the Albert-Bonniot Institute, and that I have carried on for ten years, has enabled me to perform tests on a wide range of molecules over a wide panel of biological targets, involved in this pathology. This greatly increases the chances we have to find an active molecule which could be a drug candidate."

"First, we decided to focus on research for molecules stabilizing microtubules. Then, we used this molecule as a "hook" in order to find our target."


(1) Physiological ability to move.
(2) set of techniques to study and identify molecules with new properties.

translated from http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/03/26/liminib-nouvelle-molecule-anticancereuse, picture from the same article

PersoNote: Laurence is a very passionate researcher and, foremost, someone who wants to find meaningful things!


Tuesday, May 15, 2012

L'homme qui fait le futur !

Il n'a pas un nom connu comme celui de Gates, Jobs ou Zuckerberg. Son visage n'est pas reconnu par des millions de personnes. Mais, au cours des 20 années de sa remarquable carrière, personne n'a fait plus que Marc Andreessen pour modifier notre façon de communiquer. À 22 ans,  il a inventé Mosaic, le premier navigateur web graphique, une innovation qui est sans doute plus responsable que toute autre dans la vulgarisation de l'Internet et sa venue dans des centaines de millions de foyers. Il a ensuite co-fondé Netscape et a rendu cette entreprise publique lors d'une ouverture en bourse énorme (pour l'époque) qui a permis de catalyser le boom dotcom. Il a démarré Loudcloud, un service visionnaire qui fournit les capacités de "nuage informatique" aux entreprises clientes. Et plus récemment, comme capital risqueur, il a soutenu un éventail prestigieux d'entreprises web 2.0, de Twitter à Skype, en passant par Groupon, Instagram et Airbnd.
Tandis que le magazine Wired prépare son 20e anniversaire en janvier 2013, ils lancent une série appelée les Icônes Branchés (traduction libre de SMA) qui réunit les interviews de ceux qu'ils considèrent comme leurs plus grands héros, les pionniers obstinés qui ont construit la culture numérique et l'ont répandue (évangélisée selon le magazine) au cours des deux dernières décennies. Il n'y a pas de meilleur choix pour le premier icône qu'Andreessen, un homme dont la carrière, qui couvre presque exactement l'histoire de ce magazine, qui est une leçon sur comment déchiffrer le futur. Au cours d'un entretien au bureau d'Andreessen à Palo Alto, en Californie, l'éditorialiste Chris Anderson a parlé avec lui des transformations technologiques et des cinq grandes idées qu'Andreessen a eu avant tout le monde.

NDLT : J'ai choisi simplement un extrait de cet entretien, qui me parait pertinent et moins sensationnel que le reste. Pour moi, qui connaissais l'internet réservé aux universitaires, plutôt outil de communication fantastique mais rudimentaire, rencontrer un monsieur aux cheveux un peu longs et me présentant une page de MTV sur internet au salon télécom d'Atlanta début 94 tenait du miracle ! C'était génial et pas besoin d'être visionnaire pour voir que ça prendrait :)


Anderson : Je me souviens de la première fois que je vous ai interviewé, en 1995 quand je travaillais pour The Economist. Je pensais que nous parlerions, vous savez, TCP/IP et HTTP. Mais vous vouliez parler de mondialisation, des échanges internationaux. Vous pensiez déjà à l'internet en termes macroéconomiques. Avez-vous toujours vu le monde sous cet angle ou avez-vous eu une révélation quelque part au cours du processus ?

Andreessen : Cette révélation a probablement eu lieu pour moi à cette époque. Lorsque vous comprenez que tout le monde va être connecté, beaucoup de choses en découlent. Si tout le monde a internet, tout le monde va avoir un navigateur et donc tout le monde va visionner des pages web, mais les gens peuvent aussi laisser des commentaires, créer leurs propres pages. Ils peuvent même héberger leur propre serveur ! Ainsi, non seulement tout le monde consomme mais peut aussi produire. Et une fois que vous avez en place une communication instantanée entre tout le monde, vous obtenez une activité économique beaucoup plus avancée, beaucoup plus fluide et beaucoup plus distribuée qu'auparavant.


Pour lire l'original et la totalité de l'article en anglais, rendez-vous sur
http://www.wired.com/epicenter/2012/04/ff_andreessen/


Image du logo de Mosaic, NCSA

Sunday, March 4, 2012

La fête des grands-mères !

Aujourd'hui, dimanche 4 mars, nous fêtons en France les Grands-Mères et si les plus jeunes d'entre nous peuvent encore les embrasser pour de vrai, d'autres comme moi doivent le faire en pensée.

Je suis sûre que beaucoup gardent un souvenir ému de leur Grand-Mère. Pour ma part, je me souviens de ma chère petite Mamie. Pendant mon enfance, elle incarnait la gentillesse : de douces attentions, des sourires et des friandises, des petites chansons et mille et uns rituels pour ses petits enfants. Elle a continué plus tard à parsemer nos rencontres de petites choses chaudes et sucrées, toujours heureuse des moments partagés, trop vite terminés.
A présent qu'elle est partie retrouver tous les siens qui l'avaient précédée, je garde l'odeur du chèvrefeuille et de la lavande, le son de sa voix, la joie pétillant dans ses yeux, la chaleur de ses mains. Le souvenir de ma grand-mère est ainsi bien gardé dans la mémoire de mes sens, comme si elle était encore à mes côtés. Ses petites phrases avec lesquelles elle partageait ses pensées sont présentes aussi, comme si elle me parlait. Et d'un coup, la vie est plus légère et, d'un coup, je me surprends à sourire en réalisant combien elle disait vrai.

Bonne fête ma petite Mamie ! Merci de m'accompagner encore aujourd'hui et repose en paix.

Thursday, February 16, 2012

C.S.I. Paris or Big Brother : how video monitoring helped arrest 350 people in Paris?


Last Wednesday, the Paris Prefecture of Police (PPP) declared that nearly 350 individuals had been arrested in Paris thanks to new video monitoring cameras which have been deployed around the capital city since December 21st 2011. The PPP specified that the Paris police performed almost 650 interventions since December 21st based on analysis of the feed coming from 180 cameras equipped with new technology and currently available on 22 different sites around Paris. The PPP also indicated that policemen arrested 67 individuals for charity fraud, 63 for purse snatching and 17 for violent robbery. From now 'til summer 2012, set as completion date of this video protection program for the capital city, almost 1,000 new videocameras are to be installed. They will be part of a pool of almost 13,500 videocameras which include units from the French National Railway System (SNCF in French) and the Paris Transportation Network (RATP in French, with 12,000 videocameras) as well as the city of Paris and several privately owned companies. Their feed images will be available in police stations and collected at the PPP. 


photo credit: myself :)
freely translated from Feb.8 article from "L'Express", source AFP: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/350-interpellations-a-paris-grace-a-la-videosurveillance_1080079.html

Wednesday, February 8, 2012

At the Olympic Hall tonight, memories and loads of emotions for an audience of 2,700!

Today article is freely translated from Le Dauphiné, French local newspaper. The original article is available here: http://www.ledauphine.com/savoie/2012/02/08/ce-soir-a-la-halle-olympique-des-souvenirs-et-beaucoup-d-emotions-pour-2-700-spectateurs

From 8 p.m. tonight, the event celebrating 20 years of the Albertville Winter Olympics will be supported by carefully selected performers. The panel of artists, handpicked, will be introduced by Sylvia Depierre, radio anchor of the 2-3pm slot on France Bleu Pays de Savoie.
The jazz trumpet player Erik Truffaz, whose style oscillates between elegance and sobriety, will set the tone for this birthday celebration firmly carrying a seal of quality. Born in 1960 in the Gex county, he should bring the audience to a new musical dimension.
The ice skater Lætitia Hubert will lead the Olympic Hall audience back to memories of her '92 olympic performance when her emotions prevented her from demonstrating the full spectrum of her talent.
A major attraction for this evening is Motus Modules Dance Company and its aerial ballets. These artists are used to scramble and mix genres and styles while adapting to the venue where they are performing. Tonight,  these dancers will definitely take advantage of the metal structure of the Olympic Hall to deliver vertical dances or suspended choreographies… Real magic in the heart of a metallic skeleton, what a contrast!
Another emotional sequence, with a more direct link to the Olympics, will be the new released movie “Retour sur Albertville 92”. Ordered by the city of Albertville and directed by Altius, it is bursting with archives, testimonies and anecdotes.
FOR FURTHER INFO
Olympic Hall, doors open at 7p.m, show starts at 8p.m. Parking available at Nant Pottier parking lot, by the Olympic Hall
photo credit : http://www.halleolympique.com/

Wednesday, February 1, 2012

Pour que la science s'ouvre ...


Ceci est la traduction libre de l'article suivant http://www.wired.com/wiredscience/2012/01/testify-the-open-science-movement-catches-fire, à lire pour les amateurs de V.O., pour ceux qui préfèrent la V.F. :

Depuis des années, le mouvement Open Science a cherché à mettre le feu aux poudres pour mettre en lumière le système "fermé" des publications. Depuis quelques semaines, leurs efforts paraissent avoir fait grandir ce brasier, attisé principalement, du moins il le semble, par la révélation que l'un des éditeurs les moins appréciés, Elsevier, supporte le Research Works Act - une absurdité selon David Dobbs (l'auteur de l'article original en anglais, ndlt* ) qu'il a décrite dans Congress Considers Paywalling Science You Already Paid For, le 6 janvier. 


A présent, près de 3 semaines plus tard, des scientifiques par centaines font promesse de ne pas ou plus collaborer avec Elsevier - en refusant de publier dans leurs parutions, de faire référence à leurs articles ou de faire le travail d'éditorial que les chercheurs fournissaient gracieusement à leurs publications depuis des décennies - et cette rébellion se retrouve jusque dans les pages du New York Times et de Forbes. Ceci est facilement le plus gros élan qu'ait jamais connu le mouvement Open Science. 


Sur le site du Coût du Savoir (The Cost of Knowledge), créé pour recevoir les pétitions, les signatures arrivent en masse comme par effet boule de neige. Certains peinaient à passer à l'action depuis des années. D'autres se sont radicalisés depuis peu. David Dobbs s'était demandé si les bibliothécaires ne seraient finalement pas à même de mener ce combat. Mais c'est Jason Hoyt, de OpenRePub, qui semble avoir aujourd'hui raison : La révolution n'attendait que les chercheurs.

Ainsi la liste de noms accompagnés de témoignages qu'on trouve sur le site The Cost of Knowledge montre pourquoi l'appel pour l'ouverture de la science trouve un nouveau courant avec 1600 signatures le 24 janvier et 2500 le 1er février.


* ndlt = note de la traduction :)
photo de OpenRePub
traduction des articles anglais à suivre...


Tuesday, January 17, 2012

Vestiges préhistoriques spectaculaires dans le centre de Timisoara !


Les murs de fortification gardant la route de Vienne et plusieurs constructions archéologiques datant de 6 000 ans, de la culture Tiszapolgár, ont été découverts par les archéologues dans la cour de la faculté d'arts plastiques de Timisoara. Ces vestiges apportent les preuves tangibles que cette zone était déjà habitée au temps de la préhistoire.
Les fouilles archéologiques préventives effectuées par le Musée du Banat de Timisoara ont commencé en décembre 2011, dans le bâtiment de la rue Oituz. Cette zone située dans le centre historique de la ville constitue la partie nord des fortifications de type Vauban. Les recherches sont coordonnées par l'archéologue Alexandru Flutur.

“Les travaux de réhabilitation de certains bâtiments (car c'est ici que sera construite la nouvelle faculté de musique) ont permis la découverte de certains murs de ravelin (fortifications triangulaires où se dispose l'armement conçu pour protéger une forteresse des attaques extérieures) situés à droite de la porte de Vienne. Les chercheurs ont découvert une portion de ce mur de près de 10 m. Sous ce mur a été faite la très importante découverte d'un complexe archéologique datant du 4e millénaire avant J.C. et appartenant à la culture Tiszapolgár. Les recherches sont toujours en cours, mais on peut déjà constater que ces découvertes apportent des informations essentielles sur la situation exacte des fortifications de la ville mais aussi l'évidence de la présence d'habitations préhistoriques qui, jusqu'à présent, n'étaient que supposées grâce aux fragments de céramique qui se trouvent dans les collections du Musée du Banat." ont souligné les archéologues impliqués dans les fouilles.

Traduit par Sophie d'après tion.ro
Photo gofm.ro

Wednesday, November 30, 2011

Mafia de la ferraille / Scrap Iron Mafia


La mafia prospère dans la ferraille à Timis. On vole même les rails et les transformateurs électriques

Le nombre de vols de ferraille, qu'il s'agisse de rails de chemin de fer ou même de transformateurs électriques, a doublé en un an. Les autorités départementales déclarent que l'on peut maintenant parlé d'une véritable mafia de la ferraille.

La situation est devenue tellement préoccupante que, mardi dernier, a eu lieu une réunion du Comité des Situations d'Urgence au cours de laquelle a été abordé le problème du vol de ferraille. Le trouble vient du fait que les malfaiteurs en sont venus à voler même les rails des trains, mettant ainsi en danger la vie des voyageurs.

"On peut parler d'une véritable mafia de la ferraille car ils sont très bien organisés : une fois qu'ils ont enlevé les rails de la voie, ils les transfèrent à des transporteurs routiers, qui les acheminent chez des intermédiaires, qui ont des relations avec certains centres de récupération de métaux, qui travaillent au noir. Il y a aussi des centres qui fonctionnent illégalement, nous en avons identifié six parmi eux" a déclaré le commissaire principal Eugen Iercu, chef de la section régionale de la police des transports à Timisoara.

Rien que cette année, ont été enregistrés 310 vols de rails, en progression alarmante par rapport à l'année précédente, au cours de laquelle 150 cas avaient été rapportés.


Mafia thrives from scrap iron in Timis. Thieves have even been stealing rails and electrical transformers.

Thefts of scrap iron, whether we are talking about railroad tracks or even electrical transformers, have doubled in the last year. County authorities said we can now consider this as a real scrap iron mafia.

This situation is so alarming that, last Tuesday, the Committee for Urgent Matter held a meeting where they addressed the issue of scrap iron theft. Trouble comes from the fact that even railways are targeted, putting the life of train passengers at risk.

"We can refer to them as a real scrap iron mafia since they are really well organized! Once they stole the rails, they transfer them to road transporters who, then, take them to intermediaries who have ties with a number of metal collection centers, some working under the radar. Some of these also operate illegally, we identified six of them in this case." stated Eugen Iercu, police commissioner and head of the regional section from Transport Police in Timisoara.

Just this year, 310 thefts from railways have been reported, an alarming increase from last year when 150 such cases had been filed.

Wednesday, November 16, 2011

L'histoire de Timisoara, une option dans les écoles de la ville

Près de 400 manuels sur l'histoire de Timisoara vont arriver dans les écoles de la ville. L'histoire de Timisoara est un manuel pour une matière en option, écrit par l'historien Ion Hategan et le directeur du lycée Carmen Sylva, Cornel Petroman. Le volume édité en 2011 va parvenir à toutes les écoles et, si des collégiens et lycéens étudient déjà l'histoire de Timisoara grâce à l'édition des années 2008-2009, ils trouveront dans cette nouvelle édition des améliorations.

Alors que le premier manuel de l'histoire de Timisoara avait été édité pour chaque élève, celui de 2011 le sera pour chaque classe. Ainsi, quand une classe recevra son exemplaire, l'enseignant le donnera aux élèves à tour de rôle. Sur les 500 exemplaires qui ont été imprimés, près de 400 manuels parviendront aux écoles tandis que le reste sera disponible dans les librairies de la ville.

"J'ai voulu que le texte soit assez simple et clair pour être accessible à tous, des enfants aux grands-parents" a déclaré l'historien Ioan Hategan, le premier des auteurs du livre. "Ce manuel d'histoire nourrit l'intérêt des habitants pour l'esprit et les valeurs de Timisoara, contribue à développer ce sentiment d'amour pour leur ville natale et la ville où nous habitons tous. N'importe quelle classe peut apprendre l'histoire de Timisoara à partir de ce manuel. Nous le recommandons à partir de la classe VII (équivalent 5e-4e). Ce sujet ne fait pas partie du programme scolaire. Il fait partie de ce qui s'appelle le Curriculum et, au chapître l'Homme et la Société, il existe des heures pour une matière en option qui peut être l'Histoire de Timisoara" a précisé Cornel Petroman, directeur du lycée "Carmen Sylva"et l'autre auteur du livre.

Concernant le contenu du manuel, Ioan Hategan a ajouté : "Les élèves y apprendront les heures de gloire de la ville et de ses habitants mais aussi d'autres moments moins glorieux comme la peste, les guerres, le terrible siège en plus des beautés de la ville. Les histoires de Timisoara, de la ville et de ses quartiers, l'histoire moderne, de l'approvisionnement en eau, de sa libération, du premier journal de Timisoara et de ses parcs."

d'après M.S. de tion.ro traduit par Sophie
photo Sophie

Tuesday, November 15, 2011

Education to stop early marriage for children in Timis

Violation of children rights through forced marriages and early school dropout in the gypsy community from Timis. Two hard facts and also reasons for a meeting to be held Tuesday, November 15 in Banloc, a village by the Serbian frontier.


This Tuesday, November 15th, in Banloc school, Sorina Seine, researcher from the European Roma Rights Center, is holding a meeting with members of the Roma community from the area.
"The goal of this action is to inform the Rom population about the serious violations done to children rights by the practice of early forced marriages and, at the same time, to insist on the importance of local authorities in the application of international and national laws regarding the minimum age required for marriage. In addition, we aim to promote and protect the rights of Rom women and children by preventing and fighting against forced early marriages along with school dropout both at local and regional levels." said Sorina Seine.
The European Roma Rights Center, based in Budapest, is currently conducting a study on the practice of early forced marriages in the Roma community from Banloc, in the Timis county. Participants expected for Tuesday's community event are representatives for the defense of the rights of women and children, local authorities and members of the local Roma community.


Translated from Delia S. Barbu by Sophie

Monday, November 14, 2011

Une Hongroise pleine de fougue a reçu des applaudissements "de fer"

Lors d'une programmation atypique du Philharmonique du Banat, Katicza Illényi a rassemblé des centaines de personnes à la salle Capitole de Timisoara. Avec talent et audace, tout en étant sexy et ludique, la violoniste Hongroise a tenu l'audience "branchée" avec des csardas, des tangos sensuels, des orchestrations de certains tubes du groupe ABBA sans oublier des morceaux classiques, et toujours accompagnée par l'orchestre symphonique de Timisoara, dirigé par le chef Gheorghe Costin.

Violoniste de renom en Hongrie ( formée à l'Académie Liszt, réservée aux talents d'exception ), Katicza Illényi a décidé, à un point de sa carrière artistique, qu'elle voulait faire plus... et encore. Elle a pris des cours de théâtre, ballet, claquettes et a exercé ses qualités vocales puis élargi son répertoire à l'opérette, le jazz, la musique douce et la variété, mais aussi le klezmer jusqu'à devenir une véritable sensation sur la scène musicale en Hongrie.

Avec un charme évident et des mensurations de top-model qui ne nuisent en rien à son talent musical, elle s'est révélé jeudi soir une artiste en pleine possession de ses moyens. Violoniste brillante, à la voix remarquable de justesse, c'est en artiste inspirée pleine d'imagination, d'énergie, d'aisance et de charme qu'elle a présenté elle-même son programme en hongrois et anglais. Katicza Illényi a joué 17 morceaux à Timisoara dont la Danse espagnole de Falla, différents tangos, une fantaisie sur Porgy and Bess de Gherswin, des chansons du répertoire d'ABBA, Libertango de Piazzola, le csardas de Monti, la rhapsodie hongroise n.2 de Liszt et une berceuse de Zoltan Kodaly. Même le chef d'orchestre Costin, modèle de sobriété, s'est laissé emporter et a dansé avec charme et grâce depuis son pupitre directoral.

Le public de Timisoara a récompensé en son temps l'artiste par des applaudissements nourris et rythmés, des applaudissements "de fer", une récompense flatteuse à la mode... hongroise.


d'après Tion.ro, photo Tion.ro

P.S. Libertango a été une véritable révélation pour Noé, et il m'a demandé s'il était normal que le chef d'orchestre danse comme un rappeur ;-) Excellent concert, pas guindé du tout avec des Allemands derrière nous et une dame bien sympathique à côté, le tout au tarif étudiant (la dame de la billeterie a de grosses lunettes pourtant) !

Wednesday, October 12, 2011

Plus de 100 Roms de retour à Timisoara avec l'argent des Français



Un autre avion de Roms rapatriés par l'Etat français est arrivé mardi à l'aéroport de Timisoara. A son bord : 127 Roms, dont 11 enfants de moins de 2 ans. Chacun d'entre eux a reçu 300 euros pour revenir au pays, mais plusieurs ont déclaré qu'il est probable qu'ils reprendront la route d'Europe une fois dépensé l'argent remis par les autorités françaises.

La plupart des Roms qui ont atterri mardi à Timisoara venaient de la région de Lille. Ils ont soutenu qu'ils avaient trouvé un travail en France et qu'ils n'y vivaient pas de la mendicité. Certains Roms rapatriés ont déclaré qu'ils utiliseraient l'argent obtenu par leur travail en France ainsi que les 300 euros reçus par les autorités françaises pour construire des maisons en terre roumaine. D'autres en revanche ont déclaré que 300 euros n'étaient pas suffisant pour vivre en Roumanie(1), qu'ils vont donc rester 2 ou 3 jours puis qu'ils partiront de nouveau sur les routes parce que... ils n'ont rien à faire ici.

En apercevant les journalistes, certains Roms, rapatriés mardi à Timisoara, sont devenus récalcitrants mais la situation n'a pas dégénéré.
Les Roms arrivés mardi sont originaires de différents départements à travers le pays. Ils ont été véhiculés de l'aéroport à la Gare du Nord(2) dans trois cars mis à disposition par la RATT(3).

(1) Le salaire médian net a été de 1455 RON en août 2011 soit 346 Euros, source wall-street.ro
(2) La gare du Nord, située plutôt à l'ouest de la ville, est la gare pour le transport ferroviaire
(3) Vous prenez la RATP et vous remplacez le P de Paris par le T de Timisoara ;-)

D'après tion.ro, traduit et annoté par Sophie

Illustration, AdiJapan

Monday, October 10, 2011

Les citoyens "mouettes" de nulle part et partout


L'immigration est toujours un sujet brûlant quand l'économie se ralentit et que les emplois se font rares, il n'y a donc aucune surprise à ce qu'il ait grimpé au sommet de l'agenda politique en Europe et aux Etats-Unis. Mais une bonne partie de ce débat actuel sur les thèmes séculaires de nous contre eux, des nouveaux arrivants contre les anciens passe à côté d'un aspect essentiel : à l'âge de l'internet, des avions et des multinationales, les concepts même d'immigration, de citoyenneté et d'état sont en mutation.

"Il s'agit d'une nouvelle vague, d'une nouvelle tendance, rapporte Wang Hulyao, fondateur et président du Centre pour la Chine et la globalisation, basé à Pékin. Nous avions déjà la globalisation des échanges, la globalisation des capitaux et maintenant nous avons celles des talents."

Il en découle qu'au lieu d'avoir une immigration synonyme d'un simple voyage entre deux points donnés de départ et d'arrivée, Wang explique que de nombreux Chinois sont devenus ce qu'il appellent des "mouettes", faisant la navette entre San Francisco ou Vancouver et Pékin ou Shanghai.

La révolution technologique a permis le développement de communications à bas prix, instantanées et, souvent, quasi permanentes, ce qui a encore plus fondamentalement modifié le fait de partir loin de chez soi.

Suivant la même idée, le professeur Mark Boyle, un expert en migration à l'université nationale d'Irlande, Maynooth, nous explique : "La législation sur la citoyenneté se débat pour rattraper les nouvelles réalités de la globalisation du travail. Elle est toujours basée sur la notion d'une population sédentaire, au lieu de celle de nomades que bon nombre d'entre nous sont devenus."

L'un des plus gros changements se situe dans notre façon d'appréhender ce que nous appelions auparavant la "fuite des cerveaux."

"De plus en plus, les immigrants qui habitent ailleurs sont vus comme des ressources." ajoute Boyle. "C'est une rupture de paradigme, c'est une faille séismique. La notion de fuite de cerveaux est tournée en ridicule et à sa place, on parle de circulation de cerveaux." L'idée est que les gens peuvent revenir en touristes, qu'ils peuvent devenir ambassadeurs de leur pays d'origine ou servir d'intermédiaires dans les affaires."

Wang partage cette idée : "Il ne s'agit plus de fuite de cerveaux, ni même de gain de cerveaux. Il s'agit de circulation mondiale de cerveaux."

Un des pays qui utilise au mieux cette diaspora selon Boyle est l'Inde. "L'Inde considère de plus en plus sa diaspora comme un actif. Beaucoup avance l'idée que le développement technologique de l'Inde n'aurait jamais eu lieu sans sa population basée à l'étranger, notamment en Silicon Valley. Le gouvernement a donc dû revoir son attitude envers ses citoyens. L'Inde a donc mis en place un ministère à part entière, uniquement dédié au suivi des expatriés."

Un exemple que Boyle admire est GlobalScot, une organisation publique qui rassemble les hommes d'affaires Ecossais travaillant à l'étranger et les entreprises écossaises souhaitant exporter leurs biens et services. Une agence d'audit externe a estimé qu'entre 2004 et 2006, GlobalScot a rapporté plus de 28 millions de livres à l'économie écossaise.

Mais Boyle insiste qu'à l'ère de la globalisation, une diaspora fortement attachée avec son pays d'origine peut rapporter autant à son pays d'accueil qu'à son pays d'origine : "Les diasporas sont des situations gagnant-gagnant. La Silicon Vallée y gagne et le pays d'origine gagne aussi."

C'est un gros changement. Mais certains pays et législateurs prédisent que le concept de citoyenneté sera de plus en plus flou.

Boyle explique que la Nouvelle Zélande, avec son isolement géographique, sa faible population et son fort taux d'expatriés est le pays qui est allé le plus loin dans ce sens : "La Nouvelle Zélande est en train de fondamentalement redéfinir ce que signifie le terme de nation Néo-zélandaise. La Nouvelle Zélande se dit être à la fois une petite île isolée du reste du monde et en même temps une nation avec un réseau mondial avec des personnes disséminées autour du globe."

Vivant nous-même avec Facebook, nous ne devrions pas être surpris que certains pays commencent à s'envisager plus comme un réseau social qu'un lieu géographique.

crédit photo FreeFoto.com, d'après Chrystia Freeland, reuters.com traduit par Sophie

Saturday, October 8, 2011

Autumn treats: donut à la papanasi ;-)


Have you ever tried the fluffy donuts called papanasi, have you ever bitten into one loaded with cream and jam? Well, here is your chance at the first Papanasi festival in Covaci, located in the Timis region.

Like a chubby puff of dough floating on an ocean made of cream and jam, a papanas is a popular dessert. You can find many recipes for these, those with a hole, those without, those stacked or not. But, regardless of its outer shape, they are all done the same, with a dash of creativity and a pinch of imagination.

Papanasi legend
There is a legend that it was a Danish captain who had both hands on the helm that decided to have some donuts on a stick to be able to eat them. Doing so, he also solved a common problem which is how to cook the inside of a donut.

Unlike traditional donuts made of flour, papanasi use semolina (kind of uncooked grits called gris in Romanian) and cottage cheese. These ingredients make papanasi fluffier. Although Romanian donuts, originating from Moldavia, are definitely fried, boiled donuts come from Austro-Hungarian cuisine and are typically found in Bucharest and Vienna. With the same basic ingredients like cottage cheese, grits and egg but without being fried, the boiled papanasi are a more delicate and lighter fare than the original recipe.

from tion.ro, translated by Sophie, cooking and picture Sophie

Wednesday, October 5, 2011

L'avenir du bac en Roumanie



Tout d'abord, un résumé des épisodes précédents...


juillet 2011 : Des résultats désastreux pour Baccalauréat à Timis


Les résultats du Baccalauréat ont été affichés dimanche. Certains élèves avaient déjà reçus leurs notes. Aucun élève des lycées UMT et CFR de Timisoara n'ont réussi l'examen. Situation sans précédent également dans un centre d'examen de Lovrin. Une centaine d'étudiants environ a été recalée après l'annulation de l'épreuve de roumain.


septembre 2011 : Résultats définitifs du Bac : aucune note de 10 et 6 lycées avec 0% de diplômés à Timis !


15,2% de diplômés à la session d'automne du baccalauréat, à Timis, après les contestations déposées par certains étudiants mécontents des notes précédemment obtenues. Suite à ces plaintes, 175 notes ont été modifiées, améliorant le taux de réussite du Bac de 1%.


Et enfin ces derniers jours :
Les recteurs de Timisoara sont contre l'admission à l'université sans baccalauréat.


Les recteurs des universités de Timisoara refusent la proposition du PSD pour que les étudiants qui n'ont pas été admis au baccalauréat puissent intégrer l'université. Ils sont convaincus que le monde universitaire est seulement destiné aux jeunes qui ont démontré avoir acquis les connaissances nécessaires pour se diriger vers l'enseignement supérieur.


Le groupe parlementaire du PSD, dont l'ancien ministre de l'Education Ecaterina Andronescu, a élaboré une proposition de loi qui permettrait à ceux qui n'ont pas eu le bac de suivre une année préparatoire à l'université. La seule condition requise, pour que ces étudiants puissent s'inscrire à l'université, est une moyenne générale supérieure à 7 au lycée. S'ils ont obtenu baccalauréat, les étudiants seront en mesure d'assimiler la première année d'université avec l'année préparatoire et de poursuivre leurs études à l'université. La proposition de loi signée par 42 sénateurs PSD a été déposée mercredi 28 Septembre à la Chambre des Députés.


Les directeurs de faculté se sont déclarés fermement contre cette proposition de loi. 
" Ceci ne peut pas être une proposition. Je ne peux pas concevoir qu'une telle proposition ait été faite, parce qu'elle est hors propos. Il faut que les étudiants passent leurs bacs, sinon je ne vois pas le sens du bac dans ce pays." a déclaré Alexandru Moisuc, directeur de l'université des sciences agricoles et médecine vétérinaire du Banat à Timisoara.
"Je suis contre une telle idée car, à mon avis, il faut qu'accèdent à l'enseignement supérieur seulement les diplômés du secondaire qui ont démontré détenir un volume de connaissances et de compétences au dessus d'une certaine limite. En ce qui concerne ceux qui ont échoué au bac, je pense que leur échec s'explique par un manque de préparation. Par ailleurs, je crois que la plupart n'auraient même pas dû se présenter au baccalauréat, ni fréquenter le lycée, mais que leur place se trouve dans les écoles professionnelles, où s'acquièrent les métiers nécessaires au fonctionnement de notre société avec leurs niveaux d'excellence propres », a déclaré Nicolae  Robu, recteur de l'Université polytechnique de Timisoara.
"Je ne suis pas d'accord avec cela. Le baccalauréat est une épreuve qui doit continuer à exister. Les étudiants ne peuvent pas s'inscrire à l'université sans avoir suivi le lycée et obtenu un diplôme de baccalauréat, même si les jeunes qui n'ont pas obtenu leur diplôme d'études secondaires sont dans une situation difficile. L'Etat doit trouver d'autres façons de les intégrer et non les forcer dans une université », a déclaré Ioan Talpoş, le recteur de l'Université de l'Ouest de Timisoara.



d'après M.S., tion.ro, photo upt.ro, traduit par Sophie

Monday, October 3, 2011

Le club des hommes d'affaires Européens à Timisoara


A l'initiative du Consul Honoraire de France à Timisoara, Dan Bedros, qui dirige également le nouveau centre d'affaires français-roumain, il pourrait se créer prochainement un club des hommes d'affaires Européens. Le principal problème que ceux-ci pourront rencontrer, et qui sera abordé à la prochaine réunion avec le Premier ministre Emil Boc à Timisoara, est le manque de visibilité en matière fiscale.

Dan Bedros, président du centre d'affaires franco-roumain de Timisoara, a déclaré cet été : "Je voulais en premier lieu renforcer le club d'affaires français, mais le fait est que l'Europe est globale, et que les affaires y sont globales. De cette réflexion est venue l'idée de créer un club pour hommes d'affaires européens.
Nous avons déjà discuté avec des représentants Allemands et Italiens qui sont d'accord dans le principe et qui, je l'espère viendront y participer, et les autorités - tous ceux avec qui nous avons parlé comme le préfet, le président du Conseil Général et le maire - ont apprécié le bien fondé de cette idée, vue comme très bénéfique car elle permettra un dialogue direct et simple entre les hommes d'affaires. 
Au cours d'une conversation, on se rend compte s'il existe un problème majeur ou important et on peut mettre en place un rendez-vous. C'est le but du contact. De plus, nous ne nous connaissons pas entre nous (...) Quand vous discutez avec des Allemands et avec d'autres, des potentiels peuvent apparaître, si nous savons ce que font les autres."

A l'agenda de la dernière réunion du club était connaître les principales attentes des entreprises et leurs problèmes. Bedros a expliqué que le Premier ministre Emil Boc sera présent le 7 Octobre, à Timisoara, en compagnie de plusieurs ministres et que le chef de l'exécutif rencontrera la communauté des affaires, l'occasion idéale pour eux d'exposer leurs problèmes face à face. Et ce que réclament essentiellement les investisseurs est d'avantage de prédictibilité en matière fiscale. 
"La Roumanie a ses maladies (...) La première consiste en des impôts totalement exagérés. La Roumanie n'est plus un pays de main-d'œuvre bon marché, parce que, quand vous donnez 100 euros, vous en payez 200 à cause des taxes, et donc il faut développer les segments à haute valeur ajoutée, comme les logiciels. Mais ce qui les dérange surtout, ce que j'ai appris après avoir présidé la Chambre de Commerce franco-roumaine depuis six ans et vu la majorité d'entres eux soulever ce problème, ce qui est inacceptable dans la mentalité occidentale, est le manque de prédictibilité du système fiscal. Il paraît inconcevable de changer les règles du jour au lendemain.
Un homme d'affaires fait une analyse des coûts et bénéfices, des investissements, il décide de prendre un prêt et fait une estimation de ses profits, puis on change la TVA du jour au lendemain. Et à ce moment-là, il est perdu. Et tout le monde en souffre" a ajouté M. Bedros. 

Les représentants du milieu des affaires ont également souhaité la bienvenue au nouveau directeur de l'Institut français de Timisoara, Thierry Sète.

Le centre pour affaires franco-roumainse de Timisoara a son siège au 30 boulevard Rebreanu avec Dan Bedros pour président, Dorin Miron pour vice-président et Véronique Bicu pour Secrétaire.

traduit par Sophie d'après agenda.ro, illustration Sophie


Thursday, September 29, 2011

Comment éviter Ceaucescu ?



Une petite anecdote aujourd'hui ;-)


La reine d'Angleterre, Elizabeth II, s'est cachée derrière un buisson des jardins du Palais Royal en 1978 pour éviter une conversation avec l'ancien dictateur Roumain Ceausescu, alors en visite officielle en Grande Bretagne, comme le rapporte le Daily Mail dans son édition électronique (je ne suis pas parvenue à trouver l'anecdote dans tout le fouillis du site, qui n'en vaut pas la peine ;-)

La Reine a dû, au fil des ans, tolérer bon nombre de personnages officiels désagréables, parmi lesquels l'ancien dictateur Roumain. "C'est un serviteur de l'Etat, comme nous, et il n'existe aucun doute prétendant le contraire." a déclaré l'ancien ministre des affaires étrangères britannique, Sir Malcolm Rifkind.
Cependant, elle a été clairement perturbée par la décision du gouvernement d'inviter le dictateur roumain pour une visite officielle en 1978, c'est pourquoi elle a fait tout son possible pour éviter de le croiser, allant jusqu'à l'extrême.
Alors qu'elle promenait ses chiens dans les jardins du palais, la reine a vu Ceausescu et sa femme, Elena, venant dans sa direction. Comme elle l'a raconté plus tard à un des invités au repas, elle a décidé qu'il valait mieux se cacher derrière un buisson que tenir une conversation polie avec ces deux-là.
Ces révélations apparaissent dans un livre intitulé Notre Reine, écrit pas Robert Hardman, et dont le quotidien britannique a publié de nombreux extraits.

d'après Mediafax.ro, traduit du roumain au français par Sophie
photo de CSvBibra